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18.05.26 Conseil social et Paie

Journée de solidarité 2026 : guide complet pour les employeurs

Chaque année, la journée de solidarité suscite des questions pratiques côté employeur : qui est concerné, comment l’organiser, quelle date retenir et comment la traiter sur le bulletin de paie ? À l’approche du lundi de Pentecôte, voici un guide complet pour y voir clair et sécuriser vos paies.

Qu’est-ce que la journée de solidarité ?

La journée de solidarité a été instituée pour financer des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, conformément aux dispositions que vous trouverez ici. Concrètement, elle se traduit par une journée de travail supplémentaire non rémunérée, et par le versement d’une contribution patronale de 0,3 % de la masse salariale, reversée à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

Qui est concerné par la journée de solidarité ?

La journée de solidarité concerne tous les salariés, quelle que soit la nature de leur contrat (CDI, CDD, temps plein, temps partiel). Une exception notable : les salariés et apprentis de moins de 18 ans en sont exemptés lorsque la journée est fixée un jour férié.

Comment fixer la journée de solidarité dans l’entreprise ?

La date de la journée de solidarité est identique pour l’ensemble des salariés de l’entreprise. Elle est déterminée selon l’une des deux modalités prévues par les articles L.3133-7 à L.3133-12 du Code du travail :

  • Par accord collectif (accord d’entreprise, de branche ou d’établissement) ;
  • Par décision unilatérale de l’employeur, après consultation du CSE s’il existe (on parle alors d’usage de l’employeur).

💡 Attention à l’usage : si une même modalité est appliquée plusieurs années de suite sans fondement juridique formel, cela peut constituer un usage d’entreprise. Pour en modifier les conditions, une dénonciation préalable sera nécessaire.

Quelles sont les modalités possibles ?

Trois options s’offrent à l’employeur pour fixer cette journée :

  • Le travail d’un jour férié précédemment chômé, à l’exception du 1er mai ;
  • Le travail d’un jour habituellement non travaillé, à l’exception du dimanche ;
  • Toute autre modalité permettant d’effectuer 7 heures supplémentaires de travail.

Le choix le plus fréquent en France reste le lundi de Pentecôte, qui tombe le 25 mai 2026.

Quelle durée de travail pour la journée de solidarité ?

Salarié à temps plein / forfait heures
7 heures de travail, sans rémunération supplémentaire (si journée férié)

Salarié à temps partiel
Durée proportionnelle, calculée au prorata de 7 heures

Salarié au forfait annuel en jours
1 jour inclus dans le forfait, sans journée supplémentaire

L’employeur peut offrir la journée
En accordant ce jour à l’ensemble des salariés sans obligation de travail

La journée de solidarité peut-elle être non travaillée ?

Oui. Un salarié peut choisir de ne pas travailler ce jour-là en posant :

  • Un jour de congé payé légal ;
  • Un jour de congé conventionnel ;
  • Un jour de RTT.

En revanche, le refus de travailler sans poser de congé peut entraîner une retenue sur salaire, voire une sanction disciplinaire.

Ce qu’il faut retenir si vous retenez le lundi de Pentecôte 2026

Si votre entreprise choisit le lundi 25 mai 2026 comme journée de solidarité, voici les points clés à appliquer :

  • Les salariés travaillent sans majoration de salaire ;
  • Le salarié peut poser un congé payé, un RTT, un congé sans solde ou un jour de repos ce jour-là ;
  • La journée de solidarité doit apparaître sur le bulletin de paie.

⚠️ Important pour vos variables de paie de mai 2026 : si vous ne nous transmettez aucune instruction concernant le lundi de Pentecôte dans vos variables de paie, cette journée ne sera pas retenue comme journée de solidarité.

Cas particuliers à connaître

Salarié multi-employeurs
Un salarié cumulant deux emplois à temps partiel doit effectuer la journée de solidarité chez chacun de ses employeurs, au prorata de son volume de temps partiel dans chaque entreprise (soit 7 heures au total, réparties entre les deux).

Changement d’employeur en cours d’année
Si un salarié peut justifier avoir déjà effectué la journée de solidarité chez un précédent employeur au cours de la même année civile, il n’est pas tenu de l’effectuer une seconde fois. S’il accepte tout de même de la travailler, les heures correspondantes doivent être rémunérées en heures supplémentaires ou complémentaires.

Besoin d’accompagnement pour la gestion de vos paies ?

La journée de solidarité est l’une des nombreuses subtilités à intégrer dans le traitement de vos bulletins de paie. Chez Denjean & Associés, notre équipe spécialisée en gestion sociale et paie est à votre disposition pour vous accompagner dans la mise en œuvre de vos obligations employeur.

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